​Avancer vers soi-même : Les 5 blessures de l’Ame

Avez-vous déjà vécu des situations (similaires ou différentes) qui vous font ressentir la même sensation de rejet, de trahison, d’abandon ou encore d’injustice ?

Cette sensation est d’une telle force que la blessure vient nous toucher dans tout notre être : émotionnellement, psychiquement et même parfois physiquement nous ressentons une profonde douleur. Parfois cette blessure reste à vif plusieurs jours, parfois elle disparaît aussi vite qu’elle est venue, d’autres fois elle semble se raviver seulement dans certaines situations. Une chose demeure cependant : nous adoptons certains comportements « malgré nous », ou bien nous restons figé.e.s dans certaines façons de penser. Nous nous agissons et réagissons comme ceci tout en sachant que nous pourrions faire encore mieux.

Et si c’était une des blessures fondamentales qui était activée ? Et si nous avions simplement cherché à nous protéger pour ne plus revivre les souffrances en lien avec la blessure ?

Image créée par Positiv'Evidence représentant une tâche d'encre blanche sur fond bleu foncé. Dans cette tâche blanche est écrit :"Avancer vers soi-même : les 5 blessures de l’Ame". En dessous du texte, une image représente quatre coeurs bleus qui se rejoignent pour former un trèfle à quatre feuilles. Sur les côtés sont écrits les 5 blessures : le rejet, l’abandon, la trahison, l’humiliation et l’injustice.

Comprendre nos blessures pour mieux s’accepter :

Outil d’une incroyable profondeur, Lise Bourbeau, spécialiste canadienne du développement personnel, a écrit deux ouvrages intitulés : « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi même » et  : « La guérison des 5 blessures ».

Ses recherches lui ont permis de postuler qu’il existe 5 blessures fondamentales à l’origine de nos maux : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice.

Nous sommes amené.e.s à vivre certaines blessures plus intensément que d’autres au cours de notre vie. Certaines nous paraissent plus faciles à identifier. Pour autant, chaque être ne se résume pas à une seule blessure et l’activation d’une blessure peut évoluer dans le temps.

Guérir des blessures et s’apaiser :

Travailler à la guérison de ses blessures peut être extrêmement efficace pour cheminer vers la paix. Se libérer de nos blessures, c’est aussi inspirer nos proches et leur permettre d’en faire autant.

Lorsqu’une blessure est en voie de guérison, les peurs associées diminuent et nous nous surprenons à agir différemment.

Par exemple, nous sommes libéré.e.s de la blessure de rejet quand nous osons plus nous affirmer et ne sommes plus touché.e.s si une personne de notre entourage semble « nous oublier ».

Si c’est une blessure d’abandon qui est en train de guérir, nous sommes de plus en plus capables d’entreprendre des projets seul.e.s, même si personne autour ne semble nous appuyer ou nous encourager.

Quand nous nous libérons de notre blessure d’humiliation, nous sommes plus aptes à vérifier si nos propres besoins sont bien respectés avant de dire oui à ceux des autres. Nous avons aussi plus de facilités à faire des demandes aux autres sans penser que nous allons déranger ou gêner autrui.

Nous sommes libéré.e.s de la blessure de trahison quand nous sommes moins destabilisé.e.s si tout ne se passe pas exactement comme nous l’avions planifié ou bien si quelqu’un ou quelque chose vient modifier nos plans.

Enfin, si une blessure d’injustice est en voie de guérison, nous nous accordons plus facilement le droit de ne pas être parfait.e.s, sans vivre de la colère ou de la déception. Nous nous ouvrons plus aux Autres en ayant moins peur d’être jugé.e.s.

Ces exemples ne sont que certaines facettes parmi d’autres des évolutions positives qui entrent dans notre vie lorsque le travail de guérison se fait. Chaque expérience reste unique et il est important de bien s’observer pour voir sur soi- même et son propre chemin ce qui vient rayonner plus de paix.


Lorsqu’une blessure est active, nous adoptons ce que Lise Bourbeau appelle un « MASQUE » c’est à dire des comportements pour nous protéger des souffrances liées à la blessure. Identifier le masque peut ainsi nous aider à identifier la blessure originelle que nous vivons.

En étudiant les conséquences de ces blessures sur notre comportement et notre apparence physique, Lise Bourbeau nous guide vers la prise de conscience et l’apaisement.

Identifions les 5 blessures à l’origine de nos maux :

1 – La blessure de rejet :

Masque : le FUYANT.

La personne portant le masque du « FUYANT » croit qu’elle ne vaut rien. Elle semble constamment insatisfaite. Elle a très peu d’estime de soi et fera tout pour ne pas se retrouver dans une situation où elle pourrait se sentir rejetée. Par exemple, ce peut être une personne qui met un terme aux relations avant que l’autre ne le fasse.

Dans un groupe, le « FUYANT » peut se sentir fébrile et faire preuve d’une grande timidité. La personne dont la blessure de rejet est activée a tendance à la solitude et à la fuite que ce soit dans les rêves, les jeux, mais aussi dans les drogues et autres addictions.

Description physique : le « FUYANT » a un corps plutôt petit, étroit et mince pour prendre le moins de place possible. Sa voix est faible et son regard fuyant.

Sa plus grande peur : La Panique car nous pouvons nous figer lorsque nous sommes pris de panique. Or, la personne cherche toujours le mouvement pour fuir.

2 – La blessure d’abandon :

Masque : le DEPENDANT

La personne portant le masque du « DEPENDANT » a constamment besoin d’être en relation/présence de l ‘Autre. Elle souffre de tristesse profonde sans savoir pourquoi et recherche tout le temps l’approbation et l’attention de l’Autre. Par exemple, ce peut être une personne qui se positionne en victime ou bien qui peut réellement être la victime de quelqu’un.

Dans ses relations, le « DEPENDANT » peut facilement fusionner avec l’Autre et il va avoir de grandes difficultés à terminer une relation.

Description physique : le « DEPENDANT » a un corps long et mince. Son physique manque en général de tonus, et il y a souvent une partie du corps qui paraît tombante (épaules, yeux,…).

Sa plus grande peur : La Solitude car la personne croit que sans l’Autre, elle ne peut pas avancer dans la vie. Elle a souvent des difficultés à reconnaître sa plus grande peur et se sont souvent ses proches qui l’identifient avant elle.

3 – La blessure d’humiliation :

Masque : le MASOCHISTE

La personne portant le masque du « MASOCHISTE » fait passer les besoins des autres avant les siens. Se sentant mal aimée, elle se dévalorise facilement et a tendance à s’autopunir en recherchant plus ou moins consciemment la douleur (physique, émotionnelle ou psychologique). Elle peut aussi compenser et se récompenser par la nourriture et avoir une très forte sensibilité.

Dans ses relations, le « MASOCHISTE » aime prendre soin des autres et les aider quitte à s’oublier. La personne cherche à anticiper la moindre critique pour ne pas se sentir humiliée et utilise souvent l’autodérision pour se protéger. Par exemple, elle cache ses propres souffrances en se prenant en dérision pour faire rire les autres d’elle.

Description physique : le « MASOCHISTE » a un corps tout en rondeur. Elle a de grands yeux ronds et une voix mielleuse.

Sa plus grande peur : La Liberté car la personne ayant la blessure d’humiliation activée a des grandes difficultés à définir et exprimer ses propres besoins. Il lui semble plus facile de se contraindre voire de se sacrifier pour les autres.

4 – La blessure de trahison :

Masque : le CONTROLANT

La personne portant le masque du « CONTROLANT » souhaite être spéciale, importante et aime tout prévoir pour mieux contrôler. Elle comprend rapidement et a un besoin fort d’être dans l’action. Elle peut ainsi se montrer impatiente et vite s’agacer si cela ne va pas assez vite pour elle.

Dans ses relations, le « CONTROLANT » est intransigeant envers les autres tout comme avec lui même. La personne ne s’ouvre pas facilement à l’autre même si elle aime la séduction et elle peut se montrer très rancunière.

Description physique : le « CONTROLANT » a un corps musclé qui paraît fort. Elle a un regard intense et une voix forte.

Sa plus grande peur : La Séparation sous toutes ses formes car la personne a beaucoup de difficultés à lâcher prise et peut vivre chaque séparation comme une trahison. Pour éviter d’affronter cette peur, il lui est ainsi plus facile d’écarter/renier elle-même des personnes de sa vie, en se persuadant que c’est mieux ainsi plutôt de se « faire trahir ».

5 – La blessure d’injustice :

Masque : le RIGIDE

La personne portant le masque du « RIGIDE » est très dure envers elle-même et les autres. Perfectionniste, elle veut se montrer parfaite selon son idéal mais a ces difficultés à s’exprimer et à s’affirmer en font aussi une spécialiste de l’autosabotage.

Dans ses relations, le « RIGIDE » agit souvent en sauveur/protecteur avec les Autres car il ne supporte pas l’injustice. La personne peut cacher sa grande sensibilité en se créant une carapace pour ne pas se laisser atteindre par l’Autre. Par exemple, elle peut avoir de la difficulté à demander de l’aide et paraître extrêmement optimiste face aux gens qui l’entourent.

Description physique : le « RIGIDE » a un corps bien proportionné ainsi qu’une posture bien droite. Son regard est brillant et sa voix plutôt sèche et rapide.

Sa plus grande peur : La Froideur car la personne est très optimiste et admet rarement que des choses la dérangent. Il lui est ainsi très difficile de reconnaître et d’affronter la froideur d’autrui car elle fait tout son possible pour que tout soit harmonieux et juste autour d’elle.

Avez-vous réussi à identifier vos blessures ?

Pour compléter les descriptions ci-dessus, nous vous invitons à lire le premier ouvrage de Lise Bourbeau intitulé « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ». Elle y décrit très précisément chaque MASQUE et développe certaines caractéristiques comme :

– le moment de l’éveil de la blessure, qui se situe dans l’enfance et son lien avec le parent (avéré ou symbolique)

– le type de vocabulaire employé en fonction du masque porté

– les maladies possibles

– le rapport à l’alimentation

– la façon de parler, de danser ou même le type de voiture préférée en fonction du masque porté.

Dans ce processus d’identification des blessures, il est important de rappeler deux points soulignés par Lise Bourbeau :

« c’est l’intensité de la blessure qui détermine l’épaisseur du masque »

L. Bourbeau, Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Les Editions E.T.C, 2000, p.61

Et

« il est important de te fier d’abord à la description physique, car le corps physique ne ment jamais »

Ibid., p.162

Ainsi, lorsque nous identifions des éléments correspondant à différentes blessures, ce peut être le signe que plusieurs blessures sont activées. Il est nécessaire de réaliser un travail d’analyse plus profond pour identifier la blessure qui prédomine si vous souhaitez travailler spécifiquement dessus.


Identifier nos blessures ou bien celles activées chez les autres constitue un puissant premier pas vers la paix avec soi-même et tout autour. Nous créons un nouveau regard, une nouvelle compréhension de soi mais aussi d’autrui. Pour autant, un individu ne se définit pas uniquement par ou au travers de ses blessures fondamentales. Une personne sera toujours plus complexe et plus riche que cela.

Utiliser cet outil permet d’enrichir son regard sur soi et sur les autres dans le but de rayonner toujours plus de paix. Nous devons aussi préciser, concernant les blessures et comportement d’autrui, que mieux comprendre ne veut pas dire tout autoriser. Aussi, le respect de soi même et de ses limites tout comme ceux des Autres doit toujours primer. S’il vous semble difficile de trouver votre juste milieu entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, solliciter l’accompagnement d’une tierce personne (médecin, thérapeute) peut être très salvateur.

Cheminons vers la guérison des blessures :

Se libérer de nos blessures demande de la patience, du courage et un soupçon de méthode pour cheminer avec force et sérénité. Le processus de guérison se décline en plusieurs étapes :

1- Reconnaître la blessure :

C’est savoir identifier notre masque et toutes nos caractéristisques liées au port de celui ci. C’est se dire : « d’accord c’est cette blessure là que je ressens et que je vis dans chacune de mes cellules ».

Le verbe « ressentir » à ici toute son importance car nous pouvons très bien vivre une trahison et pour autant ressentir de l’injustice ou bien du rejet.

2 – Accepter notre blessure :

C’est être capable d’en observer les manifestations en soi. C’est être OK, être en paix avec le masque adopté. Ce masque était une tentative de protection pour nous éviter de souffrir de nouveau.

Ces deux premières étapes peuvent être éprouvantes et demander beaucoup de patience envers soi même. En effet, de nombreuses résistances peuvent surgir par la manifestation de ce que nous appelons ici « l’EGO », c’est à dire cette part de nous même qui souhaite à tout prix nous protéger des peurs et croyances dont nous avons plus ou moins conscience.

Dans son second livre « La guérison des 5 blessures », Lise Bourbeau propose ainsi un profond travail autour de « l’EGO« . Elle nous invite à personnifier ce dernier en lui donnant un nom et à s’adresser à lui pour nouer une relation plus saine, collaborative et apaisée avec ce dernier. Si cette démarche vous intéresse, nous vous invitons à lire directement l’ouvrage de Lise Bourbeau où la méthode de travail est précisément expliquée.

3 – Pardonner à soi-même et aux Autres :

C’est ajouter l’ingrédient magique qu’est l’Amour dans l’acceptation de notre blessure et du masque porté. Apprendre à aimer ce qui est tout en sachant que nous souhaitons pourtant que ce soit autrement. Par exemple, c’est aimer cette réaction que nous avons systématiquement face à une même situation ou bien c’est regarder avec Amour les épaules tombantes qui nous font face dans le miroir.

Nous croisons sur notre chemin des personnes qui nous aident à mettre en lumière ce qui se joue en nous. Aussi, si le pardon envers soi-même reste l’élément le plus puissant, le pardon à l’Autre qui vient nous faire revivre notre blessure est aussi essentiel.

Il existe différentes méthodes pour pardonner à soi-même et à autrui. Nous proposons ici deux pratiques très simples à utiliser :

Pratique 1 : Ecrire une lettre dans laquelle nous décrivons tout ce qui pour nous est en lien avec la blessure et le masque porté. Quand cela est terminé, nous finissons notre lettre par : « Je m’aime, je me pardonne et j’avance vers la paix ». Nous pouvons relire notre lettre entièrement une dernière fois puis la déchirer/brûler et la jeter.

Pratique 2 : Utiliser la technique des bonhommes allumettes expliquée dans mon précédent article et ajouter le pardon dans l’intention mise lors de la réalisation de cette méthode.

4 Vers la libération de la blessure :

Plus le travail de guérison s’effectue, plus nous nous rapprochons de nous-même et de notre paix. Se libérer de ses propres blessures permet aussi plus de paix dans nos relations avec les autres puisque nous sommes plus apte à trouver la bonne distance pour comprendre le comportement de l’Autre sans en être profondément blessé.e.

5 – Bonus :

Citant les travaux de Lise Bourbeau, Natacha Calestrémé aborde les 5 blessures dans les deux premiers chapitres de son livre intitulé « La clé de votre énergie ». Elle propose ainsi un protocole basé sur la prise de conscience et l’expression pour sortir du cycle de ses blessures, les guérir et qu’elle cesse de se reproduire dans nos vies. Pour en savoir d’avantage sur ce protocole, nous vous invitons à lire son ouvrage.

BONNE LIBÉRATION !

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Pauline pour Positiv’Evidence

** Ce qui est écrit ci-dessus ne dispense pas de consulter un médecin ou un thérapeute **

Publié par Positiv'Evidence

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